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#1 26-06-2009 09:15:32

dadu
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Bordeaux, WIFI, Wimax, FT veut mettre des fibres partout

Lundi 15 Juin 2009


NUMÉRIQUE. Entamé il y a trois ans dans l'enthousiasme, le déploiement d'un réseau d'Internet sans fil et gratuit s'est avéré plus laborieux et compliqué qu'espéré
Le Wi-Fi ? Oui mais...


La première borne Wi-Fi inaugurée en 2006 aux Chartrons devait annoncer la couverture intégrale et gratuite de la ville. Les faits n'ont pas confirmé. (photo thierry david, archives « sud ouest »)

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C'était il y a trois ans. Début juillet 2006 avait été inaugurée, en présence d'un essaim d'élus et de journalistes, la première borne Wi-Fi active dans l'espace public bordelais, place du Marché-des-Chartrons. Rappelons que ces antennes permettent à tout internaute se trouvant, avec son ordinateur portable, dans un rayon de 100 mètres, de se connecter au web, sans fil aucun.

On parlait à l'époque d'une future couverture intégrale et gratuite de la ville en Wi-Fi... mais moins médiatique fut le démantèlement, quelques semaines seulement après sa mise en service, de cet émetteur. « Nous avons eu des soucis de capitalisation et des difficultés par rapport à l'évolution de la réglementation sur les connexions », précise Hervé Lhoumeau, patron de la société prestataire, O'Spot (Yvrac).

Doutes sur la santé

Depuis cet essai avorté, le Wi-Fi n'a guère progressé en ville. En tout cas le Wi-Fi public et gratuit. Le Wi-Fi privé, qui offre des connexions en contrepartie d'abonnements ou d'une petite rétribution, a, lui, fleuri un peu partout : dans des hôtels, des bars, des laveries, des supermarchés, l'aéroport...

Mais le Wi-Fi pour tous reste encore à bâtir, et c'est un dossier sur lequel la Ville avance à pas de loups. La mairie a lancé il y a un an tout juste un appel d'offres pour une couverture du territoire bordelais. Quatre opérateurs se sont manifestés ; pour l'instant leurs propositions sont à l'étude.

Michel Duchène, adjoint en charge du numérique, et Pascale Avarguès, directrice de l'organisation et de l'informatique, expliquent : « Nous examinons trois points. Premièrement, le contenu commercial des offres bien sûr. Deuxièmement, l'aspect juridique : des recours ont été déposés dans plusieurs autres villes où les opérateurs estiment que cette offre gratuite relève de la concurrence déloyale. Enfin, la santé publique : nous suspendons notre décision aux résultats d'une enquête en cours sur les radiofréquences. »

L'Afssett, Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement, planche en effet sur une expertise très attendue, car quelques doutes ont émergé sur la dangerosité des bornes Wi-Fi : des nausées et des vertiges ont été constatés chez des employés de bibliothèques parisiennes, malaises apparus après l'installation des émetteurs. « Il ne faut pas tomber dans la psychose, mais il convient de prendre en compte les résultats de cette enquête. Nous avons d'ores et déjà exclu l'installation du Wi-Fi dans les écoles », précise Michel Duchène.

Cap sur le Wi-Max !

Prudence donc. Voire statu quo, ou presque. La mairie a quand même implanté un minimum de Wi-Fi dans certains bâtiments municipaux, comme plusieurs de ses annexes de quartier, et le CAPC, où on peut se connecter gratis... mais pas incognito : c'est que l'un des autres freins au déploiement du Wi-Fi est réglementaire. Pour éviter que ce réseau ne soit détourné à des fins pédophiles ou terroristes, la loi exige que les opérateurs puissent tracer les connexions, identifier les utilisateurs. Pas de Wi-Fi donc dans l'enceinte municipale sans compte ou identification.

Au final, entre les doutes sur la santé, les enjeux commerciaux et les précautions réglementaires, l'utopie Wi-Fi s'est essoufflée. « Franchement aujourd'hui, à l'heure de la 3G, ce système paraît même périmé », estime un spécialiste des nouvelles technologies, la 3 G désignant cette génération de portables branchés sur le Net, moyennant des abonnements encore chers.

La mairie a quant à elle déjà la tête au Wi-Max, un autre réseau sans fil et à haut débit, mais via les voies hertziennes. La Ville va l'expérimenter cet été pour piloter à distance des caméras sur les quais. Plus besoin de câbles sous la chaussée et de travaux pour installer une caméra ou un arroseur...

Sur cette technologie, la Ville n'a néanmoins pas la main : pour émettre du haut débit par ondes hertziennes il faut une licence, attribuée par l'Arcep, l'autorité de régulation des télécommunications. Laquelle licence a été accordée à la Région, qui l'a déléguée, en Gironde, au Conseil général.
À Blanquefort, 500 boîtiers pour les particuliers

Willy Dupont, chef de projet multimédia à Blanquefort. (PHOTO L. T.)

La ville de Blanquefort, considérée comme novatrice voire exemplaire sur le terrain numérique, tente depuis 2006 un autre chemin vers le Wi-Fi. Un chemin qui ne passe pas par des antennes, mais par des petits boîtiers que chacun peut raccorder à son ordi : les « foneras », dont 500 exemplaires ont été distribués gratuitement aux Blanquefortais.

Ce « routeur », mis au point par la société Fon, permet à son propriétaire de se connecter sans fil, mais aussi de partager son accès puisque les voisins ou ceux qui passent à proximité munis d'un portable peuvent en bénéficier. « Nous voulons, avec Vincent Feltesse, proposer un Wi-Fi à la fois mobile et partagé, un Wi-Fi solidaire », résume Willy Dupont, chef de projet multimédia.

Ce système, qui encourage la « solidarité numérique », fait référence pour beaucoup de villes, mais isuscite une réserve dans d'autres communes, notamment à Bordeaux : comment assurer la sécurité et la traçabilité de données sur un réseau ouvert à tous ? Comment, par exemple, identifier ceux qui se connectent ? Pour Willy Dupont, il s'agit d'une vraie-fausse objection : « Pour se connecter, il faut être abonné à Fon, ce qui implique un login, un mot de passe, et souvent une transaction bancaire, car les abonnements ont la plupart du temps lieu quand on achète un boîtier... donc ces démarches limitent quand même les risques. Par ailleurs, on voit bien que les internautes en quête d'anonymat procèdent autrement : la plupart du temps, ils piratent des modems »

Auteur : JULIEN ROUSSET j.rousset@su

http://www.sudouest.com/gironde/actuali … 59043.html
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Vendredi 26 Juin 2009


ENTRETIEN. Didier Lombard, PDG de France Télécom Orange, répond à « Sud Ouest »
France Télécom veut mettre des fibres partout


Didier Lombard : « Nous continuons à investir énormément ». (photo thierry David)

Didier Lombard, PDG de France Télécom Orange, vient de signer à Bordeaux avec le syndicat mixte Gironde Numérique une convention dans le cadre de laquelle l'opérateur, aidé par les deniers publics, s'engage entre autres à résorber dans les quinze mois la quasi-totalité des zones blanches du département, aujourd'hui inaccessibles à l'Internet haut débit. Pour « Sud Ouest », il fait le point sur l'action de l'entreprise dans ce domaine, ainsi que sur les divers pans de son activité.

« Sud Ouest ». Êtes-vous candidats, dans la région, à d'autres appels d'offres liés à la lutte contre la fracture numérique ?

Didier Lombard. Cette convention est la plus importante de ce type que nous ayons jamais signée. Nous répondons à des appels d'offres du même genre en Dordogne et dans les Landes. Nous avons la volonté de concourir aux opérations menées par des collectivités locales pour faire face aux besoins de la population des zones mal desservies.

Ces besoins ne cessent d'ailleurs d'évoluer. Il y a quelques années, la majorité des Français savaient à peine ce qu'était Internet. Aujourd'hui, tout le monde réclame du 2 mégabits par seconde.

La fibre optique va massivement pénétrer chez le particulier ces prochaines années, afin d'y amener le très haut débit. Comment envisagez-vous ces perspectives de déploiement ?

Nous sommes en train d'examiner le projet de décision que l'Arcep (NDLR : autorité de régulation du secteur) vient de soumettre à consultation. Il ne nous semble pas aller dans le sens de l'investissement et de la concurrence.

Le scénario prévoit la pose de plusieurs fibres pour un même foyer. Le coût du cablage risque de s'en trouver sensiblement alourdi. C'est comme si, dans le domaine de l'eau, chaque immeuble pouvait être à la fois équipé d'une canalisation Lyonnaise et d'une canalisation Générale des eaux.

Mais le fait d'avoir une seule fibre optique par immeuble ne jouerait-il pas forcément en faveur de France Télécom ?

Une fois que le tuyau aura été installé, l'utilisateur aura le choix du contenu.

C'est comme sur une autoroute. Vous pouvez y circuler avec des voitures de n'importe quelle marque.

Pourquoi êtes-vous en désaccord avec votre autorité de régulation sur le prix de la quatrième licence de téléphone mobile, convoité notamment par Free ?

Le prix envisagé tourne autour de 240 millions. SFR, Bouygues et nous avions payé les nôtres 609 millions. C'est inéquitable.

Mais n'avez-vous pas déjà largement amorti le coût de cette licence et du réseau ?

Nous continuons à investir énormément pour entretenir ce réseau et pour le développer. Ce qui m'intéresse, c'est l'avenir et la préparation des futurs réseaux.

Orange retransmet des matches de football tout en devenant coproducteur de films. Êtes-vous en train de changer de métier ?

Nous ne retransmettons chaque semaine qu'un match de championnat sur 10. En ce qui concerne le cinéma, nous coproduisons quelques films par an, comme « à l'origine 3 », qui a été sélectionné à Cannes.

Nous sommes heureux d'être rapidement devenus crédibles. Mais l'édition de contenus n'est pas appelée à devenir notre activité dominante. Pour nous, l'essentiel, c'est la diversité et la richesse de nos services.

Les clients de la Livebox d'Orange ont ainsi la possibilité de se constituer leurs programmes télévisés au gré de leurs besoins et de leurs disponibilités. Dans d'autres domaines, nous proposons par exemple aux hôpitaux des services très pointus de diffusion de donnée et d'image.

Les effectifs de France Télécom vont-ils continuer à fondre ?

La baisse de nos effectifs s'est effectuée sans licenciements collectifs. Les années qui viennent vont être marquées par de très nombreux départs en retraite de salariés embauchés dans les années 70.

Nous devons anticiper leur remplacement. Nous avons d'ailleurs décidé de porter à 4 500 le nombre d'apprentis dès cette année.
Auteur :  Propos recueillis par Bernard Broustet
http://www.sudouest.com/accueil/actuali … 07410.html

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